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Urbex à Saint-Julien-les-Villas (10800)

À proximité immédiate de Troyes, Saint-Julien-les-Villas rassemble des traces industrielles, ferroviaires et énergétiques liées au canal sans eau et aux anciens axes de transport. Le dépôt Desmarais-Frères, les silos de la coopérative et les emprises bombardées pendant la Seconde Guerre mondiale donnent à la commune un patrimoine urbain singulier.

Les cartes qui couvrent Saint-Julien-les-Villas

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Les meilleurs spots d’urbex à Saint-Julien-les-Villas

Une ancienne usine désaffectée à Saint-Julien-les-Villas

Une ancienne usine désaffectée est documentée à Saint-Julien-les-Villas, près de Troyes. Le site appartient au passé industriel local, marqué notamment par les activités textiles et la bonneterie. La raison sociale de l’usine et l’état précis des bâtiments ne sont pas établis dans les documents disponibles.

Le dépôt d’Essence Desmarais Frères

Le dépôt d’Essence Desmarais Frères se trouvait au 20 avenue de la Maille. En 1939, la société y exploitait d’importants réservoirs d’essence et d’huile sous la marque Azur, devenue ensuite une activité du groupe Total.

Le site fut bombardé le 14 juin 1940, provoquant l’explosion des citernes et la dispersion de carburant dans le sol et le canal sans eau. Dans la nuit du 4 au 5 mai 1944, la Résistance détruisit 800 000 litres d’essence et 90 000 litres d’huile. Une nouvelle opération eut lieu dans la nuit du 26 au 27 juin 1944.

L’ancienne gare de Saint-Julien-les-Villas

L’emprise ferroviaire située au 19 avenue de la Gare était connue en 1939 pour les directions prises par les trains vers le sud et l’est de la France. Elle reliait Saint-Julien-les-Villas au réseau de la SNCF.

Un accident ferroviaire causa 10 morts et 40 blessés dans la nuit du 20 au 21 janvier 1940. Le quartier fut ensuite bombardé le 14 juin 1940, puis de nouveau le 3 août 1944. Cette dernière attaque détruisit les aiguillages et endommagea ou détruisit 45 maisons.

Les silos de la coopérative

Les silos situés au 1 rue de la Coopérative furent construits entre 1935 et 1937. Ils stockaient principalement des céréales et leur implantation en bordure de la voie ferrée leur donna une importance stratégique pendant l’Occupation.

L’armée allemande réquisitionna les silos dès juin 1940. Un groupe de résistants de l’Armée secrète se forma parmi les employés en 1943. Les silos constituent donc une ancienne emprise agro-industrielle directement liée au rail et au ravitaillement militaire.

La maison de Maurice Romagon

La maison située au 4 rue des Philippats fut construite en 1934 grâce à la loi Loucheur. Maurice Romagon, ancien salarié de la scierie Huot puis formeur en bonneterie, y vivait avec sa famille.

Romagon dirigea la Fédération clandestine de l’Aube du Parti communiste pendant la Seconde Guerre mondiale. Arrêté en octobre 1940, il fut fusillé comme otage le 7 mars 1942. Cette adresse relève du patrimoine historique et ouvrier de Saint-Julien-les-Villas, plutôt que d’une friche industrielle identifiée.

Vue aérienne de Saint-Julien-les-Villas

Pourquoi Saint-Julien-les-Villas possède autant de lieux oubliés

Saint-Julien-les-Villas s’est développée autour de plusieurs activités qui utilisaient le rail, le canal sans eau et les emprises industrielles proches de Troyes. La scierie Huot, la bonneterie, les installations textiles, le dépôt pétrolier et la coopérative céréalière ont laissé des bâtiments et des terrains de fonctions différentes.

La guerre a accéléré la disparition de certaines installations. Le dépôt Desmarais-Frères fut bombardé en 1940 puis saboté en 1944. La gare et ses abords subirent aussi les bombardements de 1940 et de 1944. Ces destructions ont modifié durablement les emprises du quartier de la gare.

La friche Bolloré, associée aux secteurs de Troyes et de Saint-Julien-les-Villas, appartient à cette histoire industrielle récente. En mars 2026, la presse locale signalait la disparition de cette friche, ce qui montre que les anciens sites industriels de l’agglomération sont progressivement transformés.

Où trouver des spots d’urbex à Saint-Julien-les-Villas

Commencez par le couloir formé par l’avenue de la Maille, le canal sans eau et l’avenue de la Gare. Ce secteur concentre les anciennes installations pétrolières, les traces ferroviaires et les lieux touchés par les bombardements de 1940 et 1944.

La rue de la Coopérative forme un second repère précis. Les silos construits entre 1935 et 1937 y relient stockage céréalier, voie ferrée et réquisition militaire. La rue des Philippats documente plutôt l’habitat ouvrier et l’histoire politique de la commune.

Pour retrouver les emprises disparues, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec le cadastre actuel. Les archives départementales de l’Aube permettent de rechercher les bombardements, les entreprises et les dossiers ferroviaires. La presse locale numérisée aide à suivre les fermetures et les démolitions. La base Mérimée complète la recherche sur les bâtiments patrimoniaux.

Élargissez ensuite le repérage à Troyes, commune limitrophe directement liée à la friche Bolloré et au réseau industriel de l’agglomération. Bréviandes et Rosières-près-Troyes sont également limitrophes de Saint-Julien-les-Villas et prolongent le périmètre de recherche autour de Troyes. Le même ensemble de communes comprend aussi Saint-Parres-aux-Tertres, Rouilly-Saint-Loup, Saint-André-les-Vergers, Buchères, Saint-Léger-près-Troyes, Pont-Sainte-Marie et Les Noës-près-Troyes.

Les anciennes voies ferrées, les alignements de silos, les murs d’usines et les parcelles correspondant aux réservoirs du dépôt Desmarais-Frères sont les indices les plus précis pour relier une photographie aérienne à une emprise industrielle connue. Les recherches sur des lieux abandonnés en Isère ou dans les Yvelines concernent d’autres territoires et ne doivent pas être confondues avec le tissu industriel de Saint-Julien-les-Villas et de l’agglomération troyenne.

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