Aller au contenu

0Panier0 articles

Urbex du Rhône (69)

Le Rhône concentre des traces très différentes d’un même déclin : ateliers de soierie, usines de la vallée de la chimie, ouvrages militaires et galeries sous la colline de la Croix-Rousse. Entre Lyon, Tarare et Villefranche-sur-Saône, l’exploration urbaine passe ainsi d’anciens sites industriels à des fortifications et des réseaux souterrains.

Contour du département du Rhône

Les meilleurs spots d’urbex du Rhône

La Rotonde ferroviaire de Vaise

Située à Vaise, dans le 9e arrondissement de Lyon, cette rotonde ferroviaire a été mise en service en 1888. Elle servait à l’entretien des locomotives à vapeur avant sa désaffectation en 2009. Sa forme circulaire, ses structures métalliques et ses verrières caractérisent encore ce bâtiment lié à l’histoire du rail lyonnais.

Le fort de Loyasse

Le fort de Loyasse, sur la colline de Fourvière à Lyon, appartient aux fortifications construites au XIXe siècle pour défendre la place de Lyon. Le site conserve des casernes, des passages souterrains et des espaces militaires en partie ouverts. Sa position au-dessus de la ville distingue cet ouvrage des friches industrielles de la métropole.

Les anciennes usines Fagor-Brandt

Dans le 7e arrondissement de Lyon, les anciennes usines Fagor-Brandt témoignent de l’activité manufacturière de l’électroménager. Les vastes halls ont été associés à l’exploration urbaine avant la reconversion du site en espace culturel. L’ancienne usine n’est donc plus un ensemble industriel abandonné au même titre qu’une friche délaissée.

Les Arêtes de Poisson

Les Arêtes de Poisson forment un réseau de galeries souterraines situé sous la Croix-Rousse à Lyon. Leur tracé en arêtes et leur origine encore discutée en font un élément singulier du patrimoine souterrain lyonnais. Ce réseau complète les traboules du Vieux Lyon et de la Croix-Rousse, qui relient des immeubles par des passages traversants.

Les friches textiles de Tarare

La commune de Tarare, dans le nord-ouest du Rhône, a été marquée par l’industrie textile. Les fermetures d’ateliers et d’usines ont laissé des bâtiments industriels dans le paysage du Beaujolais. Les volumes de production, les ateliers et les emprises ouvrières y rappellent une activité différente de celle des usines lyonnaises.

Les friches textiles de Villefranche-sur-Saône

Villefranche-sur-Saône a également développé une activité textile, dont la disparition a produit des bâtiments industriels vacants. Les friches de la commune s’inscrivent dans le passé industriel du Beaujolais et dans l’axe de la Saône. Elles constituent un autre secteur de repérage au nord de la métropole lyonnaise.

L’intérieur circulaire d’une rotonde ferroviaire abandonnée, avec ses voies rouillées et ses verrières brisées.

Pourquoi le Rhône possède autant de lieux oubliés

Lyon a connu une industrialisation rapide au XIXe siècle. La ville s’est développée autour de la soie, des ateliers des canuts à la Croix-Rousse, puis de la chimie, de la métallurgie et du rail. Ces activités ont produit des ateliers, des usines, des entrepôts et des infrastructures dont certains ont perdu leur fonction.

La métropole a aussi concentré de grandes implantations industrielles au XXe siècle, notamment dans le 7e arrondissement et le long de la vallée du Rhône. La fermeture ou la reconversion de ces sites explique la présence d’anciens halls manufacturiers comme ceux de Fagor-Brandt. La transformation rapide des quartiers réduit toutefois la durée de vie des friches accessibles à l’observation.

Le textile a joué un rôle majeur dans le nord du département. Tarare et Villefranche-sur-Saône ont conservé les traces d’une activité textile aujourd’hui disparue ou fortement réduite. Les bâtiments industriels résultent de cette succession de fermetures, de changements de production et de reconversions.

Le Rhône possède également deux ceintures fortifiées édifiées au XIXe siècle autour de Lyon. Elles regroupaient environ une vingtaine de forts et d’ouvrages militaires. Le fort de Loyasse appartient à cet héritage défensif, tandis que les casemates, glacis et galeries d’autres ouvrages forment un patrimoine distinct des friches d’usines.

Où trouver des spots d’urbex du Rhône

À Lyon, les secteurs de Vaise, de la Croix-Rousse, de Fourvière et du 7e arrondissement concentrent des traces ferroviaires, militaires, souterraines et industrielles. La vallée de la chimie prolonge ce tissu industriel au sud de la métropole. Au nord, Tarare et Villefranche-sur-Saône correspondent davantage aux anciens bassins textiles du Beaujolais.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise des usines, les voies ferrées et les bâtiments disparus avec l’occupation actuelle des parcelles. Les archives départementales du Rhône documentent les activités industrielles, les plans d’ouvrages et les changements de propriétaires ou d’usage.

La presse locale numérisée aide à dater une fermeture, une reconversion ou un chantier. La base Mérimée permet de vérifier l’existence d’un édifice patrimonial et son éventuelle protection. Le cadastre relie enfin les bâtiments visibles aux parcelles, aux lieux-dits et aux communes concernées.

Sur les vues aériennes, une toiture disparue, une végétation qui gagne les cours, des voies ferrées interrompues ou une vaste emprise industrielle sans activité récente signalent un ancien site à documenter. Les façades murées, les hangars sans accès logistique et les bâtiments séparés d’une zone productive active indiquent souvent une rupture d’usage. Ces indices doivent être confrontés aux dates des images et aux articles consacrés aux friches de Lyon, de Tarare et de Villefranche-sur-Saône.

Les urbex dans les grandes villes du Rhône

Les urbex dans les autres départements d'Auvergne-Rhône-Alpes

Sécurité et respect

Ce qui fait tenir les lieux qu’on explore

La lettre

Soyez prévenu des prochains threads

Une lettre par mois, pas davantage : les histoires qui viennent de paraître sur le Thread, les lieux qu’on vient de relever, et les mises à jour des cartes. Se désinscrire prend un clic.

Votre adresse sert à cette lettre et à rien d’autre. Elle n’est ni revendue, ni cédée.

0