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Urbex du Morbihan (56)

Le Morbihan réunit des vestiges très différents sur un même territoire : bunkers de la rade de Lorient, châteaux féodaux, chapelles en ruine et bâtiments liés aux anciennes forges du Blavet. Entre la forêt de Brocéliande, le littoral et les campagnes de l’intérieur, chaque secteur révèle une période distincte de l’histoire bretonne.

Contour du département du Morbihan

Les meilleurs spots d’urbex du Morbihan

Le Manoir de Trécesson

Le manoir de Trécesson se trouve en lisière de la forêt de Brocéliande. Construit au XVe siècle en schiste rouge, il est entouré de douves et reste entretenu et habité. La légende de la Dame Blanche, une jeune mariée emmurée vivante, a associé le manoir aux récits fantastiques de Brocéliande.

La base sous-marine de Lorient

La base sous-marine de Keroman, à Lorient, a été construite par l’occupant allemand à partir de 1941. Ses alvéoles accueillaient les sous-marins allemands engagés dans la bataille de l’Atlantique. Les bunkers en béton armé atteignent plusieurs mètres d’épaisseur, tandis qu’une partie du site a été reconvertie et ouverte au public.

Le château de Largoët

Le château de Largoët, aussi appelé les Tours d’Elven, se trouve à Elven. Ses ruines comprennent un donjon octogonal de 45 mètres, présenté comme l’un des plus hauts de France. Le domaine médiéval conserve ses tours et ses maçonneries au milieu des bois, avec des visites encadrées selon les périodes.

La chapelle de la Madeleine

La chapelle de la Madeleine se situe à Malestroit. Cet ancien prieuré fondé au XIIe siècle conserve des murs largement ouverts sur le ciel. Le site est associé à l’histoire de la Chouannerie, et ses ruines illustrent le patrimoine religieux délaissé de l’intérieur morbihannais.

L’abbaye de Prières

L’abbaye de Prières se trouve à Billiers, près de l’estuaire de la Vilaine. Fondée en 1251 par les cisterciens, elle a été en grande partie démolie. Plusieurs bâtiments subsistent toutefois et permettent de lire l’organisation de l’ancien ensemble religieux.

Immense abri militaire en béton armé, assombri par l’eau, la rouille et les ouvertures béantes.

Pourquoi le Morbihan possède autant de lieux oubliés

Le patrimoine abandonné du Morbihan résulte de plusieurs périodes économiques et militaires. Les seigneuries médiévales ont laissé des châteaux et des manoirs dans la forêt de Brocéliande et les landes de Lanvaux. La disparition progressive de certaines exploitations agricoles au XXe siècle a vidé des fermes et des longères du centre du département.

La Seconde Guerre mondiale a profondément marqué la rade de Lorient. Les bombardements de 1943 ont détruit une grande partie de la ville, tandis que la base de Keroman a imposé une architecture militaire massive sur le littoral. Des bunkers, des batteries côtières et d’autres installations défensives ont ensuite perdu leur fonction avec la fin du conflit.

La vallée du Blavet conserve les traces d’un passé industriel lié aux forges d’Hennebont. Elles ont fait vivre des milliers d’ouvriers avant leur fermeture en 1966. Le littoral morbihannais a également accueilli des conserveries et des ateliers dont l’activité disparue explique la présence de friches près des anciens ports.

Le patrimoine religieux suit une autre trajectoire. La chapelle de la Madeleine à Malestroit et l’abbaye de Prières à Billiers témoignent du recul d’établissements fondés au Moyen Âge, dont les bâtiments ont été partiellement détruits ou laissés en ruine.

Où trouver des spots d’urbex du Morbihan

Les secteurs de Lorient et de sa rade concentrent les vestiges militaires de la Seconde Guerre mondiale, avec la base de Keroman et les ouvrages côtiers. La vallée du Blavet, autour d’Hennebont, correspond davantage aux anciennes activités industrielles. Les environs de Malestroit, de Billiers et d’Elven rassemblent surtout des édifices religieux et médiévaux.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des toitures, des cours et des bâtiments agricoles autour des communes rurales du Morbihan. Les archives départementales précisent l’histoire des forges, des établissements religieux et des ouvrages militaires. La presse locale numérisée documente les fermetures d’usines, de conserveries et d’ateliers.

La base Mérimée aide à identifier les châteaux, chapelles, prieurés et constructions militaires protégés ou inventoriés. Le cadastre permet de suivre les changements de parcelles et la disparition de bâtiments dans les secteurs de Brocéliande, du Blavet et du littoral.

Sur les vues aériennes du Morbihan, une toiture effondrée, une végétation qui recouvre les cours, des bâtiments séparés des voies principales et des traces d’anciens quais signalent souvent un site délaissé. Ces indices prennent un sens historique lorsqu’ils correspondent à une activité disparue, comme les forges d’Hennebont, les conserveries littorales ou les installations militaires de Lorient.

Les urbex dans les grandes villes du Morbihan

Les urbex dans les autres départements de Bretagne

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