Urbex à La Valette-du-Var (83160)
La Valette-du-Var s’étage entre la vallée urbanisée, les pentes du Coudon et les hauteurs du mont Combe. Les traces les plus intéressantes ne forment pas une friche industrielle continue : elles prennent la forme de ruines médiévales, d’anciens aménagements hydrauliques, de vestiges agricoles et d’habitats très anciens dispersés entre Vieille Valette, Tourris et Baudouvin.
Les cartes qui couvrent La Valette-du-Var
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Les meilleurs spots d’urbex à La Valette-du-Var
Les ruines de Vieille Valette, sur le mont Combe
Au-dessus de la ville, les ruines de Vieille Valette occupent les hauteurs du mont Combe. Le site conserve des murs de pierre, des fragments d’habitats anciens et une lecture nette de l’ancien village installé sur le relief. La végétation méditerranéenne gagne les maçonneries et découpe les ouvertures dans un paysage tourné vers la vallée.
Le contraste avec les quartiers récents est immédiat. En contrebas, les constructions se resserrent dans la plaine urbaine ; au-dessus, les pierres suivent les courbes du terrain et rappellent l’ancienne organisation défensive du village.
Les traces anciennes du secteur de Tourris
Le secteur de Tourris, sur les hauteurs de La Valette-du-Var, conserve des indices d’occupation très ancienne. Des vestiges humains datés de 1800 avant J.-C. et des traces d’habitats troglodytiques y ont été signalés. Ici, l’intérêt tient moins à un bâtiment isolé qu’à la relation entre les cavités, les affleurements calcaires et les anciens passages dans la pente.
Le relief devient plus minéral à mesure que l’on quitte la vallée. Les blocs de calcaire, les murets et les zones boisées donnent au secteur une apparence très différente du centre de La Valette, avec des traces qui se repèrent davantage dans le sol et la roche que dans une architecture conservée.
Les vestiges du château et de l’ancien moulin à huile
Le cœur historique rassemble les restes les plus discrets de l’ancien château, autrefois installé autour de l’actuelle place centrale. Une arche d’entrée en pierre subsiste à l’est, tandis que les chapelles de pierre utilisées pour les presses à scourtins rappellent la présence d’un ancien moulin à huile.
Le moulin fonctionnait grâce à l’eau d’un bassin important. Les éléments conservés se lisent dans le bâti ancien, entre les maisons, les fontaines et les passages étroits du centre. Ce n’est pas une grande friche vide, mais un ensemble de fragments intégrés à la ville actuelle.

Pourquoi La Valette-du-Var possède autant de lieux oubliés
La commune s’est développée dans une petite vallée fertile, au pied du Coudon et du Faron. Cette position a concentré les habitations, les cultures, les moulins et les voies de passage dans un espace réduit. Quand les usages ont changé, certains murs et certains aménagements ont été absorbés par les quartiers ou laissés sur les pentes.
Le village médiéval s’organisait autour de l’église Saint-Jean de Vallé et d’un château seigneurial. Des remparts entouraient les habitations avant d’être en partie détruits pour permettre le passage de la route royale. Cette transformation a effacé une partie du dispositif ancien, tout en laissant des arches, des pierres de taille et des fragments de fortification dans le tissu urbain.
Les crises ont également marqué le territoire. La peste de 1720 a décimé une grande partie de la population, puis les conflits liés aux attaques de Toulon ont provoqué pillages et incendies. Les reconstructions successives expliquent la juxtaposition de bâtiments remaniés, de murs anciens et de parcelles dont la fonction d’origine n’est plus toujours lisible.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’urbanisation s’est accélérée avec l’extension des quartiers sud, notamment autour de La Coupiane. Les anciennes zones agricoles ont reculé devant les logements, les équipements et les axes métropolitains. Cette croissance a isolé des traces plus anciennes, en particulier sur les hauteurs, autour de Tourris et dans les secteurs où l’eau structurait autrefois les activités.
- les ruines et murs d’habitation de Vieille Valette ;
- les cavités et traces d’occupation ancienne dans le secteur de Tourris ;
- les éléments de l’ancien château et du moulin à huile dans le centre historique ;
- les anciens bassins, fontaines et aménagements liés à l’eau dans la vallée.
Où trouver des spots d’urbex à La Valette-du-Var
Dans La Valette-du-Var, les traces se répartissent entre trois milieux. Les hauteurs du mont Combe concentrent les ruines de Vieille Valette. Le secteur de Tourris présente des vestiges plus anciens, liés aux cavités et aux habitats troglodytiques. Le centre historique conserve les fragments du château, du moulin à huile et du réseau hydraulique ancien.
La vallée est traversée par le ruisseau des Paluds et reliée au bassin de l’Eygoutier. Ces cours d’eau, avec les sources, les puits et les anciens bassins, expliquent l’implantation des cultures et des moulins. Les abords de l’usine d’eau potable appartiennent à cette histoire hydraulique, mais leur présence relève d’un équipement contemporain plutôt que d’une friche ancienne.
Au sud, La Garde prolonge la continuité urbaine et paysagère de La Valette-du-Var, séparée par les hauteurs gréseuses du Thouar. Vers Le Pradet, le cap Garonne conserve les traces minières et les espaces souterrains associés à l’exploitation du cuivre. Ce secteur appartient à une autre commune, mais il s’inscrit dans le même arrière-pays toulonnais.
Toulon forme le principal lien métropolitain à l’ouest et au sud-ouest, avec les anciennes emprises urbaines et militaires de la rade. À l’est, La Farlède et Solliès-Ville prolongent les vallées et les coteaux où l’on retrouve des bâtiments agricoles, des murs anciens et des aménagements liés aux cultures. Le Revest-les-Eaux, au nord, rattache enfin La Valette aux reliefs calcaires du Faron et du Coudon.