Urbex de Seine-et-Marne (77)
La Seine-et-Marne combine les grands domaines de la Brie, les vallées industrielles de la Seine, de l’Yonne et de la Marne, la forêt de Fontainebleau et un important patrimoine ferroviaire. Entre Melun, Meaux, Nemours et Longueville, l’exploration urbaine révèle des châteaux délaissés, d’anciens hôtels, des friches et des bâtiments liés au rail.

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Carte urbex de Seine-et-Marne
109 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex de Seine-et-Marne
Un ancien château à proximité de Melun
Un ancien château situé près de Melun est connu pour sa façade en pierre, ses grands salons, son escalier central et ses dépendances. Une ancienne salle conserve des appareils associés à l’époque du Minitel, ce qui explique le surnom diffusé dans les récits d’exploration.
Le bâtiment présente des traces d’humidité et une dégradation intermédiaire. Les pièces intérieures, les volumes vides et les éléments techniques ont nourri sa réputation parmi les demeures abandonnées du sud-ouest de la Seine-et-Marne.
Un ancien établissement hôtelier près de Fontainebleau
Cet ancien hôtel du secteur de Fontainebleau accueillait autrefois des voyageurs et des artistes. Sa façade raffinée, son hall, ses escaliers en bois et ses chambres réparties sur plusieurs niveaux rappellent l’activité touristique liée à la forêt de Fontainebleau.
Les peintures écaillées et les planchers fragilisés témoignent de la dégradation du bâtiment. Les anciens hôtels et villas de villégiature forment un ensemble distinct dans le patrimoine abandonné du sud du département.
Une ancienne demeure bourgeoise près de Meaux
Cette demeure située près de Meaux possède une façade en pierre, de grands salons et des boiseries anciennes. Le mobilier encore présent et la conservation relative des pièces la distinguent des bâtiments entièrement vidés ou ruinés.
Son abandon progressif a laissé une architecture domestique lisible, avec des volumes conçus pour une résidence bourgeoise plutôt que pour une activité industrielle ou collective.
Un ancien site hospitalier près de Coulommiers
L’ancien établissement spécialisé situé près de Coulommiers se compose de longs couloirs, de salles de consultation, de pavillons séparés et de blocs techniques. Son ampleur rappelle l’organisation des anciens sites médicaux répartis en unités.
Les graffitis et l’usure visible ont marqué les bâtiments. Les pavillons, les circulations intérieures et les locaux de service donnent à cet ensemble une physionomie différente des maisons et châteaux abandonnés.
La rotonde ferroviaire de Longueville
Longueville conserve un patrimoine ferroviaire lié à la traction à vapeur, avec une rotonde, des voies de garage et du matériel roulant ancien. Des locomotives et des wagons y sont conservés et restaurés par des passionnés depuis les années 1970 et 1980.
Le ballast, les rails, les machines et les bâtiments techniques témoignent du rôle des lignes de l’est francilien. Le site relève donc autant du patrimoine ferroviaire conservé que de l’imaginaire des lieux oubliés.
La Brasserie National près de Nemours
Cette ancienne brasserie située près de Nemours accueillait les habitants et les voyageurs. La grande salle, l’ancien comptoir, la cuisine et les dépendances conservent la trace de cette activité de restauration.
L’humidité, les peintures écaillées et les équipements détériorés ont figé le décor après la disparition de l’établissement. Le bâtiment appartient au patrimoine commercial des axes urbains et routiers du sud de la Seine-et-Marne.
Le château de la Pomponnette
Le château de la Pomponnette a longtemps été présenté comme un château délaissé de Seine-et-Marne. Il était inoccupé depuis plusieurs décennies avant sa démolition au début du mois d’octobre 2024.
Sa disparition montre le devenir des grandes demeures lorsque les travaux de restauration deviennent trop coûteux. Le site ne constitue plus un bâtiment à observer, mais reste un exemple documenté de patrimoine abandonné disparu.

Pourquoi la Seine-et-Marne possède autant de lieux oubliés
La Seine-et-Marne est le département le plus vaste d’Île-de-France. Sa géographie associe les plateaux de la Brie, les vallées de la Seine, de l’Yonne et de la Marne, ainsi que la forêt de Fontainebleau. Cette étendue a favorisé la coexistence de domaines ruraux, de sites industriels, d’hôtels et d’infrastructures ferroviaires.
Les lignes vers Troyes, Provins, Montereau et Meaux ont structuré dès le XIXe siècle des gares, des dépôts, des ateliers et des voies de triage. La rotonde de Longueville conserve la mémoire de cette période dominée par la traction à vapeur.
Les vallées fluviales ont accueilli des entrepôts, des moulins, des imprimeries, des petites usines et des sites logistiques. Lorsque ces activités ont cessé ou changé de localisation, leurs bâtiments ont perdu leur fonction et ont parfois conservé leurs équipements.
Le sud du département a développé des carrières, des hôtels anciens, des maisons forestières et des bâtiments liés au tourisme autour de Fontainebleau et Nemours. La baisse d’activité de certains établissements hôteliers explique la présence de façades et de halls abandonnés dans ce secteur.
La Brie conserve aussi des fermes isolées, des maisons de maître et des dépendances agricoles. Une succession, une vente ou un projet immobilier abandonné peut laisser un domaine sans usage pendant plusieurs années. Le château de la Pomponnette illustre une autre issue, avec la démolition d’un bâtiment devenu trop coûteux à restaurer.
Où trouver des spots d’urbex de Seine-et-Marne
Les secteurs de Melun et de la Brie concentrent les châteaux, les maisons de maître et les dépendances rurales. Autour de Fontainebleau, les recherches portent davantage sur les anciens hôtels, les villas, les maisons forestières et les bâtiments liés au tourisme.
Longueville constitue le secteur le plus documenté pour le patrimoine ferroviaire, avec sa rotonde, ses voies de garage et son matériel historique. Meaux et Chelles regroupent plutôt des friches urbaines, des bâtiments d’activité et des emprises liées aux anciens axes de transport.
- Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution d’une toiture, d’une cour industrielle, d’une voie ferrée ou d’un domaine rural.
- Les archives départementales de Seine-et-Marne renseignent les anciennes activités, les plans de bâtiments, les propriétaires historiques et les transformations des communes.
- La presse locale numérisée fait apparaître les fermetures d’hôtels, les transferts d’usines, les changements d’usage et les projets immobiliers abandonnés.
- La base Mérimée aide à identifier les châteaux, domaines, bâtiments religieux et édifices remarquables autour de Melun, Meaux, Fontainebleau et Nemours.
- Le cadastre permet de suivre la forme des parcelles, les dépendances agricoles, les anciennes emprises industrielles et les bâtiments séparés des centres-bourgs.
Sur le terrain, les toitures effondrées, les parkings envahis, les portails de domaines, les quais désaffectés et les bâtiments isolés près des voies ferrées signalent les anciens usages du territoire. Une comparaison avec les vues aériennes et les articles locaux permet de distinguer une friche industrielle, une demeure rurale, un hôtel fermé ou un équipement ferroviaire conservé.