Urbex d'Eure-et-Loir (28)
En Eure-et-Loir, l’exploration urbaine traverse trois paysages très différents : les grandes fermes de la Beauce, les vallées industrielles de l’Eure et du Loir, puis les collines du Perche. À moins d’une heure de Paris, le département conserve aussi des installations militaires, des établissements de soins et des demeures délaissées.

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Carte urbex d'Eure-et-Loir
46 positions GPS
13,99 €
Les meilleurs spots d’urbex d’Eure-et-Loir
Un ancien établissement de cure dans la région de Dreux
Dans la région de Dreux, un ancien sanatorium conserve des couloirs étendus et de grandes salles éclairées par de larges ouvertures. Cet établissement appartient à l’histoire des structures médicales de la première moitié du XXe siècle.
Le site illustre la disparition progressive des établissements de cure et la reconversion incomplète de bâtiments conçus pour accueillir de nombreux patients.
Une ancienne installation de transmissions militaires vers Chartres
La campagne autour de Chartres conserve des bâtiments techniques liés à une ancienne station radio militaire. L’ensemble rappelle les réseaux de transmissions de la guerre froide, avec des constructions disséminées dans une ancienne emprise militaire.
Les stations radio, les dépôts et les casernements constituent un patrimoine militaire distinct des friches industrielles et des habitations abandonnées.
Une ferme beauceronne abandonnée
Dans la Beauce, certaines exploitations agricoles désertées regroupent encore une cour carrée, des granges, des hangars et parfois des silos. Ces fermes monumentales témoignent d’une agriculture organisée autour de grandes propriétés.
La mécanisation agricole a concentré les exploitations et vidé une partie des anciens corps de ferme. Les toitures dégradées et les bâtiments agricoles sans usage rendent cette évolution visible dans la plaine céréalière.
Un ancien site industriel à Dreux
L’agglomération de Dreux possède des friches liées à l’électronique et à la fabrication de téléviseurs. Plusieurs usines ont fermé au tournant des années 2000, après une période où ces activités soutenaient l’économie locale.
Les ateliers, bâtiments techniques et volumes de production rappellent une industrie qui employait une main-d’œuvre importante avant la fermeture des sites.
Des ateliers et anciennes fonderies dans la vallée du Loir
La vallée du Loir, notamment autour de Châteaudun, conserve les traces d’ateliers et de fonderies ayant cessé leur activité. Ces bâtiments industriels s’inscrivent dans les vallées où l’activité productive s’était installée près des cours d’eau et des axes locaux.
Les halles, ateliers et dépendances abandonnés forment un patrimoine différent des fermes de Beauce, avec des volumes conçus pour la fabrication et le stockage.
Une villa abandonnée dans la vallée de l’Eure
La vallée de l’Eure compte des villas et des maisons bourgeoises délaissées. Ces demeures se distinguent des exploitations agricoles par leurs façades d’habitation, leurs volumes résidentiels et leur implantation dans les communes de la vallée.
Les maisons abandonnées des environs de Chartres et de la vallée de l’Eure illustrent le recul de certaines résidences qui ne trouvent plus de repreneur.
Un château sans repreneur dans le Perche
Les collines bocagères du Perche abritent des châteaux et des manoirs laissés sans occupant. Ces demeures rurales sont souvent dissimulées derrière des haies et s’inscrivent dans un habitat plus dispersé que celui de la Beauce.
Leur abandon s’explique par l’entretien coûteux de bâtiments anciens et par l’absence de repreneur, comme pour d’autres grandes propriétés rurales du département.

Pourquoi l’Eure-et-Loir possède autant de lieux oubliés
L’Eure-et-Loir réunit trois espaces géographiques qui ont produit des formes d’abandon différentes. La Beauce s’est spécialisée dans les grandes cultures céréalières, les vallées de l’Eure et du Loir ont accueilli des ateliers et des usines, tandis que le Perche a conservé un habitat rural plus dispersé.
La mécanisation agricole a réduit le nombre d’exploitations nécessaires dans les plaines beauceronnes. Les fermes à cour carrée, les granges et les hangars ont alors perdu leur fonction agricole sans toujours être transformés.
À Dreux, l’électronique et la fabrication de téléviseurs ont marqué l’économie locale avant les fermetures du tournant des années 2000. Dans la vallée du Loir, Châteaudun et les communes voisines ont aussi perdu des ateliers et des fonderies.
Le département conserve également des emprises liées à l’armée. Autour de Chartres, les stations radio, les bâtiments techniques et les installations de transmissions rappellent les besoins militaires du XXe siècle.
Les établissements de soins ont laissé une autre catégorie de bâtiments vacants. Les anciens sanatoriums et structures médicales de la première moitié du XXe siècle possédaient de grandes salles et de longs couloirs adaptés à un usage collectif.
Où trouver des spots d’urbex d’Eure-et-Loir
Les paysages orientent les recherches. La Beauce concentre les corps de ferme, les granges et les hangars agricoles. La région de Dreux rassemble des friches industrielles et un ancien établissement de cure. Les environs de Chartres correspondent davantage aux emprises militaires et aux villas de la vallée de l’Eure. La vallée du Loir, autour de Châteaudun, révèle des ateliers et des fonderies désaffectés.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des bâtiments, des cours agricoles et des emprises industrielles. Une grange disparue, une extension d’usine ou une ancienne voie de desserte apparaissent par comparaison entre plusieurs périodes.
Les archives départementales précisent l’histoire des communes, des établissements industriels et des propriétés rurales. La presse locale numérisée permet de retrouver une fermeture d’usine, un transfert d’activité ou un projet de reconversion.
La base Mérimée aide à identifier les édifices patrimoniaux, notamment les châteaux, les manoirs et certains bâtiments anciens. Le cadastre complète cette recherche en faisant apparaître les parcelles, les anciens bâtiments et les changements de fonction.
Sur les images aériennes, les toitures crevées, les cours envahies par la végétation et les bâtiments séparés des voies d’accès signalent un ancien usage agricole ou industriel. Une cheminée, une halle de grande portée ou un alignement d’ateliers indiquent plutôt une activité productive. Les longs bâtiments à salles répétitives correspondent davantage aux anciens établissements de soins.