Urbex à Lyon (69001)
À Lyon, l’urbex se déploie entre les pentes de la Croix-Rousse, les fortifications de Fourvière, les anciennes usines du 7e arrondissement et les infrastructures ferroviaires de Vaise. Les galeries souterraines, les ateliers industriels et les bâtiments oubliés racontent plusieurs siècles d’activités militaires, manufacturières et urbaines aujourd’hui disparues.
Autour de Lyon : La Mulatière, Sainte-Foy-lès-Lyon, Villeurbanne, Caluire-et-Cuire, Écully, Oullins-Pierre-Bénite, Champagne-au-Mont-d'Or, Bron, Tassin-la-Demi-Lune, Saint-Fons, Francheville, Collonges-au-Mont-d'Or, Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Vénissieux, Vaulx-en-Velin
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Les meilleurs spots d’urbex à Lyon
La Rotonde ferroviaire de Vaise
Dans le quartier de Vaise, au nord du 9e arrondissement, la rotonde ferroviaire a été mise en service en 1888. Cette infrastructure rappelle le rôle de Vaise dans l’histoire ferroviaire lyonnaise et conserve une architecture liée à l’entretien et au remisage des locomotives.
La rotonde appartient au paysage des friches techniques de l’ouest lyonnais, où les emprises ferroviaires ont progressivement perdu leur fonction initiale.
Le fort de Loyasse
Le fort de Loyasse se trouve sur la colline de Fourvière, dans le secteur du 9e arrondissement. Construit entre 1836 et 1840, il faisait partie du système défensif destiné à protéger Lyon contre une attaque venue notamment de l’Autriche.
Le site conserve des salles militaires et de longs passages souterrains. Son abandon et son accès fermé au public en font l’un des ouvrages fortifiés associés à la recherche d’un fort oublié à Lyon.
Les Arêtes de Poisson
Les Arêtes de Poisson, aussi appelées galeries souterraines de la Balme-Saint-Clair, se trouvent sous la Croix-Rousse, après le pont de Lattre. Le réseau comprend une galerie centrale d’environ 150 mètres, 32 arêtes d’environ 30 mètres et deux antennes dépassant respectivement 200 et 300 mètres.
Un arrêté municipal de 1989 a interdit l’accès aux galeries après la chute d’un visiteur dans le réseau. La configuration en réseau de la Croix-Rousse explique la place particulière de ce site dans l’urbex souterrain lyonnais.
Les anciennes usines Fagor-Brandt
Dans le 7e arrondissement de Lyon, les anciennes usines Fagor-Brandt témoignent de l’industrie de l’électroménager. Les bâtiments rappellent une période où la fabrication industrielle occupait de vastes parcelles au sud de la ville.
Les halls, ateliers et volumes de production ont laissé une empreinte reconnaissable dans le paysage du 7e arrondissement, même après la disparition de l’activité manufacturière.
L’Hôtel de Milan
Derrière le 8 place des Terreaux, dans le secteur de l’Hôtel de Ville, l’Hôtel de Milan conserve une cour des loges située au premier étage. Le bâtiment, édifié il y a au moins trois siècles, est fermé depuis plus de cent ans.
La cour intérieure et ses éléments anciens subsistent derrière les façades très fréquentées des Terreaux. Ce contraste entre l’espace public animé et cet intérieur délaissé explique l’intérêt urbex du lieu.

Pourquoi Lyon possède autant de lieux oubliés
Lyon concentre des traces de défense militaire, de transport et de production dans un espace resserré entre le Rhône, la Saône et plusieurs collines. Les fortifications de Fourvière, les galeries de la Croix-Rousse et les infrastructures de Vaise correspondent à des fonctions différentes, mais toutes ont perdu leur usage initial.
Le réseau de la Balme-Saint-Clair et les galeries du Gourguillon illustrent le sous-sol historique de la ville. Le tunnel de la ficelle des morts, inauguré en 1900 entre Saint-Paul et les cimetières de Loyasse, transportait les cercueils vers la colline de Fourvière. Son exploitation a cessé en 1937 faute de rentabilité, avant que le tunnel serve d’abri pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le tissu industriel a également produit des friches dans les quartiers du sud et de l’est. L’atelier de tôlerie et de chaudronnerie d’abord nommé Thivolet, puis Radielec, a fonctionné dans le 7e arrondissement de 1912 aux années 1980. À Villeurbanne, les ateliers de dentelle mécanique Platel-Commarmond ont fabriqué des nappes, des tulles et des pièces de dentelle après leur installation en 1910.
Ces cessations d’activité ont laissé des ateliers, des machines et des emprises de production qui contrastent avec les quartiers réaménagés autour d’eux. Le fort de Loyasse relève d’un abandon militaire, tandis que Fagor-Brandt, Radielec et Platel-Commarmond relèvent de la disparition progressive d’activités industrielles lyonnaises.
Où trouver des spots d’urbex à Lyon
Commencez par distinguer les secteurs selon leur histoire. Vaise concentre les traces ferroviaires autour de la rotonde de 1888. Les pentes de la Croix-Rousse et le secteur de la Balme-Saint-Clair correspondent aux réseaux souterrains. La colline de Fourvière rassemble le fort de Loyasse et l’ancien axe funéraire de Saint-Paul vers les cimetières.
Pour élargir la recherche autour de Lyon, examinez Villeurbanne, où les anciens ateliers Platel-Commarmond relient l’urbex local à l’histoire de la dentelle mécanique. Caluire-et-Cuire prolonge le secteur géographique de la Croix-Rousse et de la Balme-Saint-Clair. La Mulatière, Sainte-Foy-lès-Lyon et Oullins-Pierre-Bénite forment le prolongement urbain de la rive droite et du sud-ouest lyonnais, tandis que Saint-Fons et Bron appartiennent aux secteurs périphériques où les anciennes emprises industrielles doivent être distinguées des bâtiments encore en activité.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les emprises de Vaise, du 7e arrondissement et de Villeurbanne avec leur état actuel. Les archives départementales du Rhône, la presse locale numérisée et le cadastre documentent les changements de raison sociale, les fermetures d’ateliers et les transformations de parcelles.
La base Mérimée aide à vérifier les édifices militaires et religieux, notamment autour de Fourvière et des Terreaux. Sur place, une toiture effondrée, des baies murées, une végétation installée dans les cours et la disparition des enseignes industrielles signalent une emprise délaissée, mais les traces d’activité comme les rails, les sheds, les cheminées ou les machines conservées permettent surtout d’identifier son ancienne fonction.