Urbex à Sanilhac (24380)
À quelques kilomètres au sud de Périgueux, Sanilhac conserve un paysage de bourgs, de hameaux et d’anciens bâtiments agricoles plutôt qu’un grand ensemble industriel. Les traces d’abandon se lisent surtout dans les écarts de Notre-Dame-de-Sanilhac, de Breuilh et de Marsaneix, sur un territoire marqué par la dispersion de l’habitat.
Les cartes qui couvrent Sanilhac
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Les meilleurs spots d’urbex à Sanilhac
Les bâtiments délaissés du bourg de Notre-Dame-de-Sanilhac
Le principal noyau bâti de la commune se trouve à Notre-Dame-de-Sanilhac. Autour de l’église et des anciennes maisons du bourg, l’intérêt vient moins d’une friche spectaculaire que de quelques bâtiments ruraux délaissés, de dépendances agricoles et de maisons fermées qui s’intègrent au tissu ancien. Les volumes sont modestes, avec des murs en pierre, des ouvertures murées et des couvertures parfois remplacées par des tôles.
Ce secteur permet de comprendre le visage abandonné de Sanilhac : un bâti dispersé, lié aux anciennes exploitations et aux changements d’usage des maisons. Il ne faut pas y chercher une usine ou un vaste établissement hospitalier, mais des fragments de bâti rural répartis autour du centre communal.
Les écarts agricoles de Breuilh
Breuilh forme un autre repère pour suivre les constructions anciennes de Sanilhac. Le village et ses écarts s’inscrivent dans un paysage de champs, de chemins ruraux et de petits ensembles bâtis. Les granges, remises et logements d’exploitation y composent un patrimoine plus discret que les grands spots urbex de Dordogne.
Les traces les plus intéressantes tiennent à la transformation des bâtiments : anciennes ouvertures agricoles, murs repris par endroits, cours désertées et volumes annexes séparés des habitations principales. Le décor reste rural, sans la succession de couloirs, d’ateliers ou de quais que l’on associe aux friches des vallées industrielles.
Les fermes et dépendances autour de Marsaneix
Au sud et à l’est de la commune, Marsaneix conserve un habitat plus éclaté. Les bâtiments délaissés s’y confondent avec les anciennes fermes et les dépendances isolées. La végétation gagne les abords, les murs de pierre dominent les constructions et l’ambiance change rapidement dès que l’on quitte le bourg.
Ce secteur représente le type de lieu oublié que l’on rencontre le plus souvent à Sanilhac : une architecture agricole ordinaire, parfois réduite à une grange, un appentis ou un ancien logement. La valeur du site vient de l’ensemble du paysage, pas d’un nom célèbre ou d’une histoire industrielle documentée.

Pourquoi Sanilhac possède autant de lieux oubliés
Sanilhac est une commune récente dans sa forme actuelle. Depuis 2017, elle réunit Notre-Dame-de-Sanilhac, Breuilh et Marsaneix. Cette organisation explique la dispersion du bâti : plusieurs villages, des hameaux éloignés les uns des autres et de nombreuses anciennes exploitations forment un territoire plus vaste qu’un simple bourg de périphérie.
Le secteur a longtemps vécu avec une économie agricole et des maisons liées aux fermes familiales. Lorsque les activités se déplacent vers l’agglomération de Périgueux, certaines dépendances perdent leur usage sans disparaître immédiatement. Les toitures vieillissent, les cours se ferment et les bâtiments restent en bordure des chemins, entre parcelles cultivées et extensions pavillonnaires.
La situation de Sanilhac, entre campagne et première couronne périgourdine, crée ce contraste. Au nord, le paysage urbain se rapproche de Périgueux. Au sud, les villages gardent une structure rurale. Les lieux abandonnés en Dordogne prennent ainsi des formes très différentes selon les secteurs : châteaux, hôpitaux, campings ou friches industrielles dans le département, mais surtout bâti agricole et maisons délaissées dans cette partie de Sanilhac.
La commune ne possède pas le même héritage industriel que les secteurs installés autour de l’Isle et de la zone de Boulazac. Son intérêt repose plutôt sur la juxtaposition des trois anciens territoires communaux, sur les changements de fonction des fermes et sur les écarts où le bâti ancien reste visible longtemps après la fin de son usage.
Où trouver des spots d’urbex à Sanilhac
Les repères les plus cohérents se trouvent autour des trois anciens bourgs de Notre-Dame-de-Sanilhac, Breuilh et Marsaneix. Il faut également regarder les liaisons entre les hameaux, les zones où les maisons anciennes côtoient les lotissements et les abords des anciens sièges d’exploitation. Le territoire se lit par séquences, avec des bâtiments isolés plutôt qu’un site abandonné continu.
La proximité de Périgueux élargit rapidement le secteur. La ville rassemble un bâti plus dense et des traces urbaines différentes, tandis que Sanilhac conserve les marges agricoles au sud de l’agglomération. Vers Boulazac Isle Manoire, le paysage change encore avec les zones d’activités et les anciennes implantations industrielles mentionnées dans le bassin périgourdin.
Au nord-est, Trélissac apporte un autre type de patrimoine oublié, avec des demeures anciennes et des traces de bâti plus résidentiel, dont certains manoirs signalés dans le secteur. Chancelade et Marsac-sur-l’Isle prolongent la relation avec la vallée de l’Isle, alors que Coulounieix-Chamiers appartient davantage au tissu urbain continu de l’agglomération.
Les communes de Champcevinel, Trélissac et Périgueux forment enfin la continuité bâtie au nord de Sanilhac. En descendant vers Coursac et Razac-sur-l’Isle, les espaces agricoles reprennent davantage de place. Cette lecture des communes voisines permet de distinguer les petits bâtiments ruraux de Sanilhac des friches industrielles, des maisons de faubourg et des grands sites abandonnés de l’agglomération.