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Drone urbex : quel drone choisir pour photographier les lieux abandonnés

Vous aimez les lieux abandonnés et vous vous demandez si un drone vaut l’achat, et lequel prendre ? Cette page part de zéro. Elle explique ce qu’un drone apporte à l’exploration urbaine, les quelques mots techniques à comprendre avant d’acheter, les six modèles que nous recommandons en 2026 selon votre budget, et les règles à respecter pour voler en France sans commettre d’erreur.

Si vous voulez aller droit au but, voici les trois drones que nous conseillons le plus souvent. Chacun est expliqué en détail plus bas, avec ses qualités et ses défauts.

Meilleur choix

DJI Mini 5 Pro

Le meilleur pour garder des images nettes quand la lumière baisse.

1 149,00 €relevé le 22/10 à 13h30

Meilleur rapport qualité-prix

DJI Lito X1

Presque aussi complet que le Mini 5 Pro, pour beaucoup moins cher.

410,00 €relevé le 22/10 à 13h30

Petit budget

DJI Lito 1

Un premier drone complet, radiocommande incluse, à petit prix.

Prix sur Amazon

En tant que Partenaire Amazon, urbexeur réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. Cela ne change rien au prix que vous payez. Les prix et la disponibilité sont ceux relevés à la date et à l’heure indiquées et peuvent changer : le prix affiché sur Amazon au moment de l’achat est celui qui s’applique.

L’essentiel en 30 secondes

  • Moins de 250 grammes : pas d’examen, mais un enregistrement en ligne obligatoire dès que le drone a une caméra.
  • Le chiffre qui compte en urbex est la lumière minimale pour voler sans GPS : 1 lux pour les meilleurs.
  • Jamais de nuit, jamais au-dessus de l’espace public d’une ville : les deux règles qui surprennent le plus.
  • Notre choix : le DJI Mini 5 Pro pour l’image, le DJI Lito X1 pour le budget.

Pourquoi un drone est devenu l’outil préféré des explorateurs urbains

Depuis le sol, une usine désaffectée se résume souvent à une façade et à quelques fenêtres murées. Vue d’une cinquantaine de mètres de hauteur, elle se lit d’un seul coup : les halls alignés les uns derrière les autres, les toitures en dents de scie, la voie ferrée qui la reliait autrefois au reste de la ville, la cheminée qui ne fume plus depuis des décennies.

C’est la raison pour laquelle de plus en plus d’explorateurs emportent un drone dans leur sac. Il leur sert surtout à trois choses.

  • Découvrir un lieu sans y entrer. Beaucoup de sites sont fermés, murés ou trop fragiles pour qu’on s’y aventure. Le drone permet d’en garder une trace complète depuis l’extérieur, sans franchir la moindre clôture.
  • Comprendre un site dans son ensemble. Vu du ciel, on mesure son étendue réelle, on découvre les bâtiments invisibles depuis la route, l’état des toits et la façon dont la végétation a repris les cours.
  • Raconter l’histoire du lieu en images. Un plan qui s’élève lentement au-dessus d’un sanatorium ou d’un château envahi par les arbres en dit plus en dix secondes que vingt photos prises au sol.

Chacune de nos pages de ville vous en donne un avant-goût grâce à sa vue aérienne, comme celle de Béthune. Un drone vous offre ce même regard, mais à la hauteur et sous la lumière que vous choisissez.

Vue de drone sur des ruines à demi englouties au bord d’un lac, au milieu d’une ancienne carrière
Vu du ciel, un site se comprend d’un coup d’œil : ses bâtiments, ses accès, et tout ce que l’eau ou la végétation ont repris. Photo : Ivars Krutainis krutainis, CC0, via Wikimedia Commons, recadrée et passée en noir et blanc.

Les mots à connaître avant d’acheter un drone

Les fiches des fabricants sont remplies de sigles et de chiffres. Voici ce qu’ils veulent dire, et pourquoi chacun compte quand on s’intéresse aux lieux abandonnés.

  • La classe C0 ou C1. C’est une étiquette européenne qui dépend surtout du poids du drone. Un drone de classe C0 pèse moins de 250 grammes et se pilote sans examen. Un drone de classe C1 pèse jusqu’à 900 grammes et demande de suivre une formation et de réussir un examen en ligne, tous deux gratuits.
  • Le capteur. C’est la petite puce, derrière l’objectif, qui reçoit la lumière et fabrique l’image. Sa taille s’exprime en pouces, avec des fractions qui ne sont pas très parlantes : retenez que 1 pouce est plus grand que 1/1,3 pouce, lui-même plus grand que 1/2 pouce. Plus le capteur est grand, plus il capte de lumière, et moins vos photos prennent de grain dans les zones sombres.
  • Le lux. C’est l’unité qui mesure la quantité de lumière. Pour vous repérer : un bureau éclairé tourne autour de 500 lux, un salon le soir autour de 50 à 100 lux, et la fin du crépuscule autour de 3 lux.
  • Le GPS et le positionnement visuel. En plein air, le drone reste immobile dans le ciel grâce au GPS. Sous un toit, entre de hauts murs ou au fond d’une cour, le GPS capte mal. Le drone se sert alors de petites caméras tournées vers le sol pour rester en place. Ces caméras ont besoin de lumière, d’où l’importance du chiffre en lux indiqué dans notre comparatif.
  • La détection d’obstacles. Ce sont des capteurs qui repèrent un mur, une branche ou une poutre et font freiner ou contourner le drone. Certains modèles surveillent toutes les directions, d’autres seulement l’avant et le dessous.
  • Le LiDAR. C’est un petit laser qui mesure les distances. Placé à l’avant du drone, il continue de repérer les obstacles quand la lumière baisse, là où les caméras de détection commencent à peiner.
  • La radiocommande. La DJI RC-N3 n’a pas d’écran : on y fixe son téléphone, qui affiche ce que voit le drone. La DJI RC 2 possède son propre écran, plus lumineux et plus pratique, mais elle coûte plus cher.
  • Le pack Fly More. C’est une offre groupée qui ajoute au drone des batteries supplémentaires, un chargeur pour plusieurs batteries et une sacoche. Elle revient généralement moins cher que d’acheter ces éléments séparément.
  • La 4K et les images par seconde. La 4K est la définition de la vidéo, quatre fois plus détaillée que la haute définition classique. Le nombre d’images par seconde indique la fluidité : 25 ou 30 suffisent pour un rendu normal, 60 ou plus permettent de ralentir l’image au montage.
  • L’autonomie. C’est la durée de vol d’une batterie, annoncée par le fabricant dans des conditions idéales. En pratique, comptez environ deux tiers de ce chiffre, à cause du vent, du froid et de la marge qu’il faut garder pour revenir.

Le comparatif des 6 meilleurs drones pour l’urbex, en un coup d’œil

Le tableau ci-dessous résume les six drones que nous recommandons. Regardez de près la colonne « Vol stable sans GPS dès » : elle indique la lumière minimale dont le drone a besoin pour rester en place quand le GPS ne capte plus, par exemple sous un toit ou au crépuscule. Plus le chiffre est bas, plus le drone reste stable dans un endroit sombre.

ModèlePoids et classeCapteurObstacles détectésVol stable sans GPS dèsAutonomiePrix
DJI Mini 5 ProMoins de 250 g, C01 pouceToutes directions, LiDAR1 lux36 min1 149,00 €
DJI Lito X1Moins de 250 g, C01/1,3 pouceToutes directions, LiDAR5 lux36 min410,00 €
DJI Lito 1Moins de 250 g, C01/2 pouceToutes directions5 lux36 minVoir le prix
DJI Neo 2151 g, C01/2 pouceToutes directions, LiDAR5 lux19 minVoir le prix
DJI FlipMoins de 250 g, C01/1,3 pouceAvant et dessous15 lux31 minVoir le prix
DJI Avata 360Environ 455 g, C12 × 1/1,1 pouce, 360°Toutes directions, LiDAR1 lux23 min645,00 €

Les caractéristiques proviennent des fiches techniques officielles de DJI. Les prix sont ceux d’Amazon au moment indiqué et peuvent évoluer d’un jour à l’autre.

Notre avis détaillé sur chacun des 6 drones

Nous avons choisi ces six drones en lisant leurs fiches techniques avec les besoins de l’urbex en tête : la pénombre, les murs et les câbles tout proches, les longues marches pour atteindre un site. Aucune marque ne nous a payés pour figurer sur cette page. Pour chaque modèle, vous trouverez à qui il s’adresse, ses caractéristiques, ses points forts et ses limites.

01

Meilleur choix

DJI Mini 5 Pro

Le DJI Mini 5 Pro est le premier drone de moins de 250 grammes à embarquer un capteur d’un pouce. C’est la taille de capteur qu’on trouve sur les appareils photo compacts haut de gamme, et elle fait toute la différence quand la lumière baisse : les ombres d’un grand hall ou une façade grise sous un ciel couvert restent nettes, sans le grain qui abîme les images des petits capteurs.

C’est aussi le plus rassurant à piloter près d’un bâtiment. Il repère les obstacles dans toutes les directions, avec un LiDAR à l’avant qui continue de fonctionner quand il fait sombre, et il reste stable sans GPS jusqu’à 1 lux, c’est-à-dire dans une pénombre profonde.

Sur Amazon, il n’est vendu qu’en pack Fly More. Ce pack comprend la radiocommande DJI RC 2, avec son propre écran, et un an de DJI Care Refresh, un service qui remplace le drone en cas de casse. C’est le choix le plus cher de cette page, mais vous aurez l’essentiel pour commencer.

À choisir si la qualité des images passe avant tout, et si vous comptez souvent voler en fin de journée ou par temps gris.

Poids et classe
Moins de 250 g, C0
Capteur
1 pouce, 50 mégapixels
Vidéo
4K, jusqu’à 120 images par seconde
Obstacles
Toutes directions, LiDAR à l’avant
Vol stable sans GPS dès
1 lux
Autonomie
36 minutes

Points forts

  • Le plus grand capteur que l’on trouve sur un drone de moins de 250 grammes.
  • La meilleure stabilité de la sélection quand la lumière baisse.
  • Une caméra qui pivote pour filmer en format vertical, pratique pour les réseaux sociaux.

Limites

  • Le plus cher des drones de moins de 250 grammes, d’autant qu’Amazon ne le vend qu’en pack.
  • La grosse batterie en option, qui promet 52 minutes de vol, lui fait dépasser 250 grammes.
  • Les protections d’hélices en option ont le même effet.
02

Meilleur rapport qualité-prix

DJI Lito X1

Sorti en avril 2026, le Lito X1 est le drone que nous conseillons à la plupart des explorateurs. Il garde l’essentiel de ce qui fait l’intérêt du Mini 5 Pro pour bien moins cher : un capteur de 1/1,3 pouce, un peu plus petit mais associé à un objectif très ouvert, qui laisse entrer beaucoup de lumière, et une détection d’obstacles dans toutes les directions, avec un LiDAR à l’avant.

Il reste stable sans GPS jusqu’à 5 lux, ce qui couvre la fin de journée et la plupart des bâtiments encore éclairés par leurs fenêtres. Dans une vraie pénombre, le Mini 5 Pro garde l’avantage.

Il est livré avec la radiocommande DJI RC-N3, sur laquelle vous fixez votre téléphone, et une seule batterie. Nous vous conseillons d’en prévoir au moins une deuxième.

À choisir si vous voulez un drone complet et sûr sans dépasser un budget raisonnable. C’est le meilleur compromis de cette sélection.

Poids et classe
Moins de 250 g, C0
Capteur
1/1,3 pouce, 48 mégapixels, ouverture f/1,7
Vidéo
4K, jusqu’à 100 images par seconde
Obstacles
Toutes directions, LiDAR à l’avant
Vol stable sans GPS dès
5 lux
Autonomie
36 minutes

Points forts

  • Un capteur lumineux pour son prix.
  • Un LiDAR, rare dans cette gamme de prix.
  • 36 minutes d’autonomie par batterie.

Limites

  • Une seule batterie dans le pack de base.
  • Sur la version de moins de 250 grammes, les protections d’hélices ne sont pas autorisées.
  • Dans une pénombre profonde, ses images restent un cran en dessous de celles du Mini 5 Pro.
03

Petit budget

DJI Lito 1

Le Lito 1 remplace le Mini 4K, qui a longtemps été le drone d’entrée de gamme de DJI. Il corrige son plus gros défaut : là où le Mini 4K ne repérait les obstacles que sous lui, le Lito 1 les détecte dans toutes les directions. Pour un premier drone, c’est une vraie sécurité.

Son capteur de 1/2 pouce est plus petit que celui des deux modèles précédents. En plein jour, la différence se remarque peu. Quand la lumière baisse, les photos prennent du grain plus vite. Pour survoler un site par beau temps et en rapporter de belles vues d’ensemble, il fait très bien le travail.

Il est livré avec la radiocommande DJI RC-N3 et une batterie.

À choisir si vous débutez, que vous volerez surtout en journée, et que vous ne voulez pas trop dépenser.

Poids et classe
Moins de 250 g, C0
Capteur
1/2 pouce, 48 mégapixels, ouverture f/1,8
Vidéo
4K, jusqu’à 100 images par seconde
Obstacles
Toutes directions
Vol stable sans GPS dès
5 lux
Autonomie
36 minutes

Points forts

  • Une détection d’obstacles complète dès l’entrée de gamme.
  • 36 minutes d’autonomie.
  • La radiocommande est fournie.

Limites

  • Un petit capteur, moins à l’aise quand la lumière baisse.
  • Pas de LiDAR pour repérer les obstacles dans la pénombre.
04

Le plus léger

DJI Neo 2

Avec ses 151 grammes, le Neo 2 est le plus léger de la sélection. Il tient dans une poche de veste, ses hélices sont entièrement protégées par une coque, et il peut décoller et atterrir dans la paume de votre main.

Malgré sa taille, il détecte les obstacles dans toutes les directions, avec un LiDAR à l’avant, et reste stable sans GPS jusqu’à 5 lux. Son petit capteur de 1/2 pouce et ses 19 minutes d’autonomie en font plutôt un drone de découverte ou de plans rapprochés qu’un outil pour de grandes vues aériennes.

Vendu seul, il se pilote depuis l’application installée sur votre téléphone, ou d’un simple geste de la main, mais sur une courte distance. Pour voler plus loin, il faut lui ajouter la radiocommande DJI RC-N3, vendue à part.

À choisir si vous voulez découvrir le drone sans vous ruiner, ou avoir un second drone toujours dans le sac.

Poids et classe
151 g, C0
Capteur
1/2 pouce
Vidéo
4K, jusqu’à 60 images par seconde
Obstacles
Toutes directions, LiDAR à l’avant
Vol stable sans GPS dès
5 lux
Autonomie
19 minutes

Points forts

  • Le plus léger et le plus discret de la sélection.
  • Des hélices protégées, qui pardonnent un contact avec un mur.
  • Le plus abordable des six.

Limites

  • Seulement 19 minutes de vol par batterie.
  • Un petit capteur.
  • La radiocommande est en option.
05

Hélices protégées

DJI Flip

Le Flip est pensé pour voler près des choses. Ses protections d’hélices en fibre de carbone entourent complètement chaque hélice et se replient avec les bras. Près d’une façade, sous une verrière ou le long d’un mur, c’est le drone qui craint le moins un contact, et il reste sous 250 grammes avec ces protections.

Son capteur de 1/1,3 pouce est le même que celui du Lito X1, et il vole 31 minutes. Il a en revanche deux faiblesses pour l’urbex : sa détection d’obstacles ne surveille que l’avant et le dessous, et il a besoin de plus de lumière que les autres, 15 lux, pour rester stable sans GPS.

L’offre que nous avons retenue comprend la radiocommande DJI RC 2, avec écran intégré.

À choisir si vous comptez voler près des murs et des structures, et que la peur de casser une hélice vous retient.

Poids et classe
Moins de 250 g, C0
Capteur
1/1,3 pouce, 48 mégapixels
Vidéo
4K, jusqu’à 100 images par seconde
Obstacles
Avant et dessous
Vol stable sans GPS dès
15 lux
Autonomie
31 minutes

Points forts

  • Des hélices entièrement protégées, qui se replient.
  • Il reste sous 250 grammes avec ses protections.
  • Un bon capteur de 1/1,3 pouce.

Limites

  • Une détection d’obstacles limitée à l’avant et au dessous.
  • Moins stable que les autres quand la lumière baisse.
  • Plus encombrant qu’un Lito une fois replié.
06

Grands volumes

DJI Avata 360

L’Avata 360 filme tout autour de lui en même temps, grâce à deux caméras dotées de capteurs de 1/1,1 pouce. On le fait voler une seule fois dans une grande halle ou une gare désaffectée, et on choisit ensuite, au montage, dans quelle direction regarder. Il sait aussi filmer de façon classique, avec un seul objectif, en 4K.

C’est le drone le mieux équipé pour les grands espaces intérieurs : hélices entourées d’une coque, détection d’obstacles dans toutes les directions avec LiDAR, et une stabilité sans GPS jusqu’à 1 lux.

Il pèse environ 455 grammes. Il entre donc dans la classe C1, qui impose de suivre une formation et de réussir un examen en ligne, gratuits, avant de voler. L’offre retenue comprend la radiocommande DJI RC 2 : il se pilote comme un drone classique, sans casque de réalité virtuelle.

À choisir si vous voulez filmer de grands volumes intérieurs, dans des lieux où vous avez l’autorisation d’entrer, et que l’examen en ligne ne vous fait pas peur.

Poids et classe
Environ 455 g, C1
Capteur
Deux capteurs de 1/1,1 pouce
Vidéo
360° en 8K à 60 images par seconde, 4K avec un seul objectif
Obstacles
Toutes directions, LiDAR à l’avant
Vol stable sans GPS dès
1 lux
Autonomie
23 minutes

Points forts

  • Tout l’espace est filmé en un seul passage.
  • Protégé et très stable dans l’obscurité.
  • Il se pilote sans casque.

Limites

  • Une formation et un examen en ligne sont obligatoires.
  • 23 minutes d’autonomie.
  • Un montage plus long, pour choisir les cadrages dans l’image à 360°.

Les drones connus que nous n’avons pas retenus, et pourquoi

Vous avez peut-être entendu parler de ces modèles, très populaires. Ils restent de bons drones, mais d’autres font mieux pour l’urbex aujourd’hui.

  • Le DJI Mini 4 Pro a longtemps été la référence. Il est désormais dépassé par le Lito X1, qui reste stable dans une lumière plus faible, 5 lux contre 15, et coûte moins cher.
  • Le DJI Mini 4K a été remplacé par le Lito 1. Il ne repère les obstacles que sous lui, ce qui est risqué près d’un bâtiment.
  • Le premier DJI Neo n’a aucun capteur d’obstacles. Le Neo 2 a corrigé ce défaut.
  • Le DJI Avata 2 est grisant à piloter en immersion, avec un casque sur les yeux. Mais il n’évite pas les obstacles, il demande un casque et, en France, un observateur à côté de vous dès que vous volez avec ce casque.

Comment choisir votre drone d’urbex : les 7 critères qui comptent vraiment

Un drone pensé pour filmer ses vacances n’a pas forcément ce qu’il faut pour l’urbex. Ici, on vole près des murs, sous des ciels gris et parfois sous un toit. Voici, par ordre d’importance, ce qu’il faut regarder avant d’acheter.

  1. Un poids inférieur à 250 grammes, pour voler sans passer d’examen

    Un drone de classe C0, donc de moins de 250 grammes, vous épargne la formation et l’examen. Il est aussi plus discret, plus facile à porter pendant une longue marche jusqu’au site, et moins dangereux s’il tombe. Une démarche reste obligatoire même sous 250 grammes : l’enregistrement en ligne, que nous détaillons plus bas.

  2. Un capteur assez grand pour des images propres quand la lumière baisse

    C’est lui qui fait la qualité des images, et en urbex la lumière manque souvent : ciel couvert, façades à l’ombre, intérieurs. Du plus performant au moins performant dans la pénombre : 1 pouce, puis 1/1,3 pouce, puis 1/2 pouce.

  3. Une détection d’obstacles dans toutes les directions, pour ne pas finir dans un mur

    Câbles, branches, poutres métalliques, cheminées : un site abandonné est rempli d’obstacles. Un drone qui les surveille dans toutes les directions vous protège aussi quand vous reculez ou que vous vous déplacez sur le côté. Un LiDAR à l’avant est un plus, car il continue de voir quand la lumière baisse.

  4. Une bonne stabilité sans GPS, pour voler sous un toit ou entre de hauts murs

    Quand le GPS décroche, le drone ne tient sa place que grâce à ses caméras tournées vers le sol, qui ont besoin de lumière et d’un sol qui présente des détails. Le chiffre à regarder est la lumière minimale indiquée en lux : 1 lux pour les meilleurs, 15 lux pour les moins bons. Au-dessus d’une flaque ou d’un sol parfaitement uniforme, même le meilleur drone peut dériver.

  5. Des hélices protégées, qui pardonnent un frôlement contre un mur

    Le Neo 2, le Flip et l’Avata 360 ont des protections d’origine. Sur un Mini 5 Pro ou un Lito X1, en ajouter fait passer le drone au-dessus de 250 grammes, ce qui lui fait perdre sa classe C0 et ses avantages.

  6. Une autonomie suffisante, et au moins une batterie de rechange

    Une autonomie annoncée de 36 minutes donne rarement plus de 25 minutes de vol réel : le vent, le froid et la marge qu’il faut garder pour revenir grignotent le reste. Une deuxième batterie double le temps passé sur un site.

  7. Un drone discret, qui ne dérange ni les voisins ni les animaux

    Un petit drone fait moins de bruit et se voit moins. Sur un site isolé, c’est ce qui permet de filmer sans déranger le voisinage, ni les oiseaux qui nichent souvent dans les bâtiments abandonnés.

Ce qu’il faut prévoir en plus du drone

Le prix du drone n’est pas toujours celui de votre première sortie. Selon le pack que vous choisissez, pensez à ajouter ces quelques éléments.

  • Une ou deux batteries de rechange. Avec une seule batterie, une sortie se limite à une vingtaine de minutes de vol, trajet compris.
  • Une carte microSD rapide, notée U3 ou V30, pour les drones qui en utilisent une. Elle enregistre la vidéo 4K sans à-coups. Vérifiez sur la fiche du modèle : certains, comme le Mini 5 Pro, ont aussi une mémoire intégrée.
  • Des filtres ND, qui sont en quelque sorte des lunettes de soleil pour la caméra. Par grand soleil, ils rendent les vidéos plus fluides.
  • Un étui rigide, pour protéger le drone pendant la marche d’approche, et surtout la nacelle, le petit support motorisé qui stabilise la caméra.
  • Une batterie externe, pour recharger le téléphone qui sert d’écran avec les radiocommandes sans écran.

Les règles à respecter pour faire voler un drone de loisir en France

Un drone de loisir vole dans ce qu’on appelle la « catégorie ouverte ». Les règles sont européennes, avec des ajouts propres à la France, et elles ont évolué en 2026. Rien de compliqué pour un drone de moins de 250 grammes, mais quelques démarches sont obligatoires. Cette partie est à jour au 30 septembre 2026.

Les démarches à faire avant votre premier vol

  1. Enregistrez-vous comme exploitant sur AlphaTango, le site de la Direction générale de l’aviation civile. C’est obligatoire dès que votre drone porte une caméra, donc pour tous les drones de cette page, même sous 250 grammes. Vous recevez un numéro d’exploitant, valable cinq ans.
  2. Collez ce numéro sur chacun de vos drones, de façon lisible.
  3. Formez-vous si votre drone l’exige. Pour un drone de classe C0, la lecture attentive de la notice suffit. Pour un drone de classe C1, comme l’Avata 360, il faut suivre une formation en ligne puis réussir un examen de 40 questions, gratuit et valable cinq ans.
  4. Vérifiez votre assurance. Elle n’est pas obligatoire, mais le pilote est responsable de tout dommage causé au sol. Assurez-vous que votre responsabilité civile couvre l’usage d’un drone, ce qui n’est pas toujours le cas.

Ce qui change selon la classe de votre drone

Démarche ou règleMoins de 250 g, classe C0Classe C1, moins de 900 g
Enregistrement de l’exploitantOui, dès que le drone a une caméraOui
Formation et examen en ligneNon, la notice suffitOui, gratuits
Survol d’une personne isoléeToléré, mais à éviterInterdit

Les règles de vol à respecter à chaque sortie

  • Ne dépassez jamais 120 mètres de hauteur, et moins près des aérodromes. Gardez toujours le drone à vue, sans jumelles. Si vous volez avec un casque qui vous montre l’image du drone, une autre personne doit se tenir à côté de vous pour le surveiller à l’œil nu.
  • Ne volez jamais de nuit, même avec des feux. En métropole, la nuit commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant son lever. Une dérogation de la préfecture est possible, à demander au moins 30 jours à l’avance. Pour des images sombres et denses, filmez à l’heure bleue, juste avant cette limite.
  • Ne survolez jamais l’espace public d’une agglomération, quelle que soit sa taille : rues, parcs, berges. En ville, on ne peut voler qu’au-dessus d’un terrain privé, avec l’accord de son occupant, sans monter plus haut que la distance qui vous sépare de la limite du terrain. À Paris, tout vol en extérieur est interdit.
  • Consultez la carte des restrictions avant chaque sortie. Les zones en rouge sont interdites. Dans les zones orangées ou jaunes, la hauteur est limitée entre 30 et 100 mètres. La carte ne montre pas les interdictions temporaires, et certaines zones sont fermées à toute prise de vue aérienne.
  • Prévenez les personnes présentes que votre drone filme, et ne survolez jamais un groupe de personnes.

Peut-on survoler un bâtiment abandonné avec un drone ?

Oui, en dehors des agglomérations et des zones interdites de la carte, à 120 mètres au maximum, et à condition de ne pas gêner le propriétaire dans l’usage de son terrain. Décoller ou atterrir sur le terrain du site demande en revanche l’accord de son propriétaire ou de son occupant. En ville, comme on l’a vu, on ne peut voler qu’au-dessus d’un terrain privé, avec l’accord de son occupant.

Pour publier vos images, deux règles s’appliquent. Si l’on reconnaît une personne, par son visage ou la plaque de sa voiture, il vous faut son accord. Pour un bâtiment, son propriétaire ne peut s’opposer à la diffusion de son image que si elle lui cause un trouble anormal.

Et à l’intérieur d’un bâtiment ?

Uniquement dans un lieu où vous avez le droit d’entrer. Beaucoup pensent qu’un vol en intérieur échappe aux règles : c’est vrai seulement dans un lieu entièrement fermé, murs et toit compris. Une halle dont le toit s’est effondré ou une ruine ouverte aux quatre vents comptent comme de l’extérieur, avec toutes les règles ci-dessus.

Pour aller plus loin, la page de la Direction générale de l’aviation civile sur la catégorie ouverte détaille chaque règle.

Comment réussir vos photos et vidéos de lieux abandonnés au drone

Un bon plan d’urbex vu du ciel tient davantage à la préparation qu’au matériel. Voici ce qui fait la différence, même avec un drone d’entrée de gamme.

Ce qu’il faut préparer avant de décoller

  • Repérez le site sur une vue satellite. Regardez son orientation, et notez les lignes électriques, les arbres et les grues. Une façade tournée vers l’ouest se filme en fin de journée, une façade tournée vers l’est le matin.
  • Vérifiez la carte des restrictions et la météo. Un drone de 250 grammes supporte un vent modéré, mais pas les fortes rafales.
  • Chargez tout la veille : les batteries, la radiocommande et votre téléphone. Le froid fait baisser l’autonomie : gardez les batteries au chaud dans une poche et faites revenir le drone quand il reste 30 % de batterie.
  • Pensez aux animaux. Les grands bâtiments abandonnés abritent souvent des chouettes, des faucons ou des colonies de pigeons. Au printemps, pendant la saison des nids, évitez de voler près des cheminées et des toitures.

Quatre plans faciles qui rendent toujours bien

  1. La révélation. Partez derrière un mur ou une rangée d’arbres, puis montez lentement jusqu’à découvrir le site entier. C’est le plan d’ouverture idéal.
  2. La vue verticale. Orientez la caméra droit vers le sol : les toitures, les verrières et les voies ferrées deviennent un dessin graphique, presque un plan.
  3. Le tour autour d’un élément. Faites tourner le drone lentement autour d’une cheminée ou d’une tour, toujours à la même distance. Les modes automatiques des drones récents le font très bien à votre place.
  4. Le glissement le long d’une façade. Déplacez le drone sur le côté, à hauteur du deuxième étage, en longeant les fenêtres. Ce plan montre l’état du bâtiment bien mieux qu’une image fixe.
Vue aérienne d’une ancienne usine de briques au coucher du soleil, sous la neige
Une ancienne usine à Konakovo, en Russie, photographiée au drone au coucher du soleil. Photo : Usadboved, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons, recadrée et passée en noir et blanc.

Les bons réglages, expliqués simplement

  • Prenez vos photos en RAW. Ce format de fichier, appelé DNG chez DJI, conserve beaucoup plus d’informations qu’un JPEG. Vous pourrez éclaircir les ombres et récupérer un ciel trop blanc, ce qui arrive souvent par temps couvert.
  • Filmez en profil plat si vous retouchez vos vidéos. Ce mode, appelé D-Log M sur les modèles qui le proposent, donne une image terne à l’écran mais très riche au montage. Si vous ne retouchez pas, choisissez plutôt le mode HDR, qui donne directement une image équilibrée.
  • Réglez la vitesse d’obturation sur le double du nombre d’images par seconde : 1/50 de seconde si vous filmez à 25 images par seconde. Les mouvements paraissent alors naturels. Par grand soleil, il faut un filtre ND pour y parvenir.

Si vous faites voler votre drone à l’intérieur d’un bâtiment

Faites-le seulement dans un lieu où vous avez le droit d’entrer, avec l’accord de son propriétaire. À l’intérieur, le GPS ne capte plus, et le drone ne tient sa position que grâce à ses caméras tournées vers le sol. Volez lentement, gardez-le toujours sous les yeux, et ne comptez pas sur le retour automatique, qui a besoin du GPS pour fonctionner. Un sol uniforme, une flaque ou une pénombre trop profonde suffisent à le faire dériver : c’est là que la lumière minimale indiquée dans notre comparatif prend tout son sens.

Trouver des lieux abandonnés à photographier

Nos cartes GPS rassemblent, département par département, des lieux abandonnés relevés un par un. De quoi préparer vos prochaines sorties et vos prochains vols.

Voir les cartes

Le reste du matériel, de la lampe au masque en passant par les chaussures, se trouve sur notre page Équipement urbex.

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