Urbex à Aubervilliers (93300)
À Aubervilliers, l’exploration urbaine se concentre autour de deux héritages visibles : le fort construit entre 1843 et 1846, et les secteurs industriels liés au canal Saint-Denis. Les friches y apparaissent dans un tissu urbain dense, entre Mairie d’Aubervilliers, zones d’activité et grands projets de transformation.
Autour de Aubervilliers : Pantin, La Courneuve, Saint-Denis, Le Pré-Saint-Gervais, Bobigny, Le Bourget, Saint-Ouen-sur-Seine, Les Lilas, Drancy, Romainville, Dugny, Stains, Noisy-le-Sec, Le Blanc-Mesnil, Bagnolet, Villetaneuse
Les cartes qui couvrent Aubervilliers
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Les meilleurs spots d’urbex à Aubervilliers
Le fort d’Aubervilliers
Construit entre 1843 et 1846, le fort d’Aubervilliers appartient à l’ancienne ceinture défensive de Paris. Ses murs, ses fossés, ses casemates et ses espaces ouverts forment le principal ensemble militaire associé à l’urbex dans la commune.
Des secteurs en friche subsistent autour du fort. Le site évolue toutefois avec les projets urbains d’Aubervilliers, ce qui modifie régulièrement les bâtiments visibles et les emprises accessibles depuis les rues voisines.
Les friches autour du fort d’Aubervilliers
Les abords du fort comprennent des parcelles délaissées qui prolongent l’ambiance minérale de l’ouvrage militaire. Les murs d’enceinte, les terrains vacants et les traces de transformation urbaine composent un paysage différent des anciennes usines du canal.
Ces espaces ne constituent pas un lieu unique portant un nom officiel. Leur intérêt vient de leur proximité avec le fort et de la coexistence entre patrimoine militaire, terrains en attente et chantiers d’aménagement.
Les anciens secteurs industriels du canal Saint-Denis
Le canal Saint-Denis a accompagné le développement d’ateliers, d’entrepôts et de zones productives à Aubervilliers. Les bâtiments industriels qui subsistent prennent surtout la forme de halles, de locaux d’activité et de volumes fermés dans un tissu urbain dense.
Ces secteurs rappellent le rôle d’Aubervilliers dans l’arrière-pays productif de Paris. Les façades murées, les rideaux métalliques condamnés et les cours d’entrepôts signalent les parcelles dont l’usage industriel a disparu ou changé.
Les entrepôts et ateliers des zones d’activité d’Aubervilliers
Les zones d’activité d’Aubervilliers regroupent des bâtiments liés aux anciennes activités de production, de stockage et de distribution. La transformation progressive de ces emprises laisse des locaux vacants entre des entreprises encore en fonctionnement.
Les volumes intérieurs, les charpentes métalliques et les accès de livraison distinguent ces bâtiments des maisons et équipements publics délaissés. Leur localisation dans une commune proche de Paris explique aussi la disparition rapide de certaines friches sous l’effet des projets immobiliers.
Les abords de Mairie d’Aubervilliers
Le secteur de Mairie d’Aubervilliers est associé au prolongement de la ligne 12 du métro. Le chantier a mobilisé un tunnelier nommé Élodie, documenté lors du creusement du prolongement.
Ce secteur relève davantage de l’archive de chantier et de la mutation urbaine que d’un bâtiment abandonné. Il montre comment les travaux d’infrastructure remplacent progressivement les espaces vacants du centre communal.

Pourquoi Aubervilliers possède autant de lieux oubliés
Aubervilliers s’est développée comme un territoire productif directement lié à Paris. Les canaux et les voies ferrées ont facilité l’installation d’ateliers, d’entrepôts et d’usines dans la proche banlieue.
La Plaine Saint-Denis, le canal Saint-Denis et les secteurs d’Aubervilliers ont formé un ensemble industriel où se concentraient des activités métallurgiques, chimiques, alimentaires et textiles. Les bâtiments abandonnés correspondent donc souvent à des changements de production plutôt qu’à un isolement du territoire.
À partir des années 1980, la désindustrialisation transforme les terrains productifs en parcelles vacantes, entrepôts reconvertis et bâtiments promis à la démolition. Les projets urbains des années 1990 et 2000 accélèrent cette recomposition autour des canaux, des axes de transport et des quartiers limitrophes.
Le fort d’Aubervilliers conserve une origine différente. Sa fonction militaire appartient au système défensif de Paris, tandis que les friches industrielles résultent du recul des activités de production et de stockage.
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Où trouver des spots d’urbex à Aubervilliers
Le repérage commence autour du fort d’Aubervilliers, où les vues aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les fossés, les emprises militaires et les parcelles apparues autour de l’ouvrage.
Le canal Saint-Denis constitue un second axe de recherche pour retrouver les anciennes halles, les entrepôts et les ateliers liés aux activités productives d’Aubervilliers. Le cadastre aide à distinguer les grandes parcelles industrielles des îlots résidentiels.
Les archives départementales de Seine-Saint-Denis, la presse locale numérisée et la base Mérimée permettent de vérifier l’histoire d’un bâtiment, sa fonction passée et son éventuelle valeur patrimoniale.
Les communes voisines prolongent ce paysage industriel. Pantin conserve des traces d’ateliers, d’entrepôts et d’activités liées au canal de l’Ourcq. Saint-Denis s’inscrit dans la continuité de la Plaine Saint-Denis, avec ses anciennes emprises productives et ses équipements en transformation. La Courneuve relie Aubervilliers aux secteurs industriels du nord-est parisien.
Bobigny et Drancy prolongent les zones d’activité de l’est du 93, tandis que Saint-Ouen-sur-Seine rattache Aubervilliers aux anciens territoires d’entrepôts et d’ateliers proches de la Seine. Ces communes forment un même bassin urbain où les bâtiments délaissés apparaissent surtout entre infrastructures, canaux et opérations de renouvellement.
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